Un doigt dans le cul, et ça repart !

Décidément, je suis une femme d’obsession. Après celle des pénis, voilà que je ne publie plus que sur l’orgasme maintenant. J’espère que vous me suivez dans mes délires. Détachez vos ceintures, c’est parti…

Mais que fait cette femme physiquement intelligente, ainsi penchée en avant ? Elle à l’air ridicule. Oui. Mais encore ? Elle boit un verre, à l’envers. Elle tente un des nombreux remèdes de grands-mères censés guérir du hoquet. Et c’est précisément notre sujet d’aujourd’hui (quel hasard, ça tombe bien dis donc) !

Le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique (les scientifiques parlent une langue de vikings barbares, je sais), est dû à une contraction involontaire du diaphragme (le muscle situé entre les poumons et les intestins), à cause de la présence d’une poche d’air. Les causes sont multiples, et je suis sûre que vous avez eu le privilège d’en essayer quelques-unes, mais ce n’est pas le propos de ce post.

Les praticiens hospitaliers disposent de tout un arsenal pharmaceutique pour guérir le hoquet persistant (qui dure plus de 72h), mais il se pourrait bien que des petits malins aient trouvé une solution plus efficace, quoique pas forcément agréable (tout dépend de vos penchants). En 1990, Odeh, Bassan et Oliven, ont un jour reçu un patient de 60 ans qui souffrait de hoquet, suite à un examen impliquant une sonde nasogastrique. Après avoir tout tenté sans succès, ils ont fini par…lui mettre un doigt dans le cul (je vous conseille d’ailleurs d’appliquer cette méthode de résolution de problèmes plus souvent. Exemple: vous n’arrivez pas à finir votre mémoire ? Un petit doigt dans le cul, et tout ira mieux). Ce massage anal a stoppé instantanément et durablement le hoquet, donnant lieu à l’article « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage ».

En 2000, Peleg et Peleg (c’est un peu comme Dupond et Dupont) ont été témoins de la guérison d’un homme de 40 ans, parcouru de hoquet pendant 4 jours. Celui-ci a cessé après que Monsieur ait éjaculé lors d’un rapport sexuel avec sa femme (ce n’est pas le rapport sexuel qui l’a guérit, mais bien l’orgasme lui-même).

Quel rapport entre les deux histoires ? Il semble bien que les deux pratiques aient un point commun: le nerf vague. La stimulation de ce nerf guérirait donc le hoquet. Et presque tous les remèdes de grand-mères tentent, a posteriori, de déclencher les mêmes effets sur le fameux nerf.

Bref, la prochaine fois que vous avez un hoquet, n’essayez pas de le guérir. Courrez dans les jupons ou le caleçon de votre aimé(e), et demandez gentiment un traitement anal. Et pour les célibataires…j’espère que vous n’avez jamais été réfractaires aux suppositoires.

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