Abricot ou courge ?

Quelle magnifique métaphore que voilà !!! Y a-t-il de meilleures façons de commencer une nouvelle semaine que de se poser cette question : Vous êtes plutôt courge ou abricot ? Pas que je me soucie de savoir quelles sont vos préférences culinaires, ou si le jardinage est votre passe-temps préféré. Ne faites pas les timides, vous commencez à me connaitre, vous savez où je vais en venir…sauf que je n’ai pas envie de parler de vos préférences sexuelles aujourd’hui, mais plutôt de la perception que vous avez de votre propre sexe.

Comment savez-vous si vous êtes une femme ou un homme ? La question parait simplissime au premier abord. Prenez juste 1 minute pour y penser. Qu’est-ce qui distingue un homme d’une femme ? Les réponses les plus immédiates qui vous viendront à l’esprit seront surement les suivantes : j’ai un vagin/un pénis ; des caractères sexuels secondaires propres aux hommes/aux femmes (tels que la barbe, des seins, une taille marquée, une voix muée, etc…) ; des chromosomes sexuels XX ou XY (codant respectivement pour des phénotypes femelle et mâle) ; des escarpins plein la penderie et/ou des tee-shirts du PSG qui en disent long…Le problème avec toutes ces réponses, c’est qu’en incluant certains individus dans un des deux groupes, elles posent également des limites à ce qui n’est pas inclus dans le groupe. Autrement dit, aux gens qui n’appartiennent ni vraiment à l’idée qu’on se fait du sexe féminin ou du sexe masculin : les hermaphrodites. L’hermaphrodisme, pour faire simple, c’est quand t’as l’abricot ET la courge. Ou une moitié d’abricot, et une moitié de courge. Ou l’aspect d’un abricot mais avec une courge planquée dessous. Ou…bref, tout les mixages possibles et imaginables entre un abricot et une courge.

L’histoire de la médecine, de la biologie, de l’étude du développement embryonnaire
et des théories de l’évolution se rencontrent en un point précis sur la discussion de la détermination des sexes. Il semble en effet que celle-ci ait fluctué. Plusieurs courants de pensée se sont succédés voire croisés depuis la Grèce antique. Et cette discussion sur la détermination du sexe biologique n’aurait jamais eu lieu sans les études répétées de cas d’hermaphrodisme au cours de l’histoire. En effet, en sortant de la norme, ceux-ci ont en quelques sorte obligé les scientifiques à déterminer ce qui était dans la norme, et donc à discuter les règles d’appartenance aux 2 groupes.

Si je vous parle aujourd’hui de courges et d’abricot, c’est parce que je suis en pleine lecture d’un livre appelé Hermaphrodites and the medical invention of Sex. L’auteure, Alice Domurat Dreger, m’a complètement convaincue du fait que d’un point de vue totalement biologique, chaque être humain est placé sur une sorte de continuum sexuel variant entre masculinité parfaite et féminité parfaite. Un peu comme lorsque que j’expliquais sur Sexpress que toutes les femmes ont des anatomies très variées les unes des autres. Pour preuve, regardez cet interview d’Hazel Jones sur ITV (en anglais), 27 ans, qui s’est rendue compte qu’elle avait 2 vagins.

La biologie n’est pas binaire. L’environnement (au sens large) peut influer le développement d’une personne. De la même sorte, l’anatomie n’est pas non plus binaire, et si vous voulez mon avis : on est tous des mélanges abricots/courges, et le monde se porterait mieux si on s’en rendait compte !

références :  Hermaphrodites and the medical invention of sex de Alice Domurat Dreger, publié en 2000, Harvard University Press

photo: Hermaphrodite, fils d’Aphrodite et Hermès, statue de Pergamum, de Sandstein

Un doigt dans le cul, et ça repart !

Décidément, je suis une femme d’obsession. Après celle des pénis, voilà que je ne publie plus que sur l’orgasme maintenant. J’espère que vous me suivez dans mes délires. Détachez vos ceintures, c’est parti…

Mais que fait cette femme physiquement intelligente, ainsi penchée en avant ? Elle à l’air ridicule. Oui. Mais encore ? Elle boit un verre, à l’envers. Elle tente un des nombreux remèdes de grands-mères censés guérir du hoquet. Et c’est précisément notre sujet d’aujourd’hui (quel hasard, ça tombe bien dis donc) !

Le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique (les scientifiques parlent une langue de vikings barbares, je sais), est dû à une contraction involontaire du diaphragme (le muscle situé entre les poumons et les intestins), à cause de la présence d’une poche d’air. Les causes sont multiples, et je suis sûre que vous avez eu le privilège d’en essayer quelques-unes, mais ce n’est pas le propos de ce post.

Les praticiens hospitaliers disposent de tout un arsenal pharmaceutique pour guérir le hoquet persistant (qui dure plus de 72h), mais il se pourrait bien que des petits malins aient trouvé une solution plus efficace, quoique pas forcément agréable (tout dépend de vos penchants). En 1990, Odeh, Bassan et Oliven, ont un jour reçu un patient de 60 ans qui souffrait de hoquet, suite à un examen impliquant une sonde nasogastrique. Après avoir tout tenté sans succès, ils ont fini par…lui mettre un doigt dans le cul (je vous conseille d’ailleurs d’appliquer cette méthode de résolution de problèmes plus souvent. Exemple: vous n’arrivez pas à finir votre mémoire ? Un petit doigt dans le cul, et tout ira mieux). Ce massage anal a stoppé instantanément et durablement le hoquet, donnant lieu à l’article « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage ».

En 2000, Peleg et Peleg (c’est un peu comme Dupond et Dupont) ont été témoins de la guérison d’un homme de 40 ans, parcouru de hoquet pendant 4 jours. Celui-ci a cessé après que Monsieur ait éjaculé lors d’un rapport sexuel avec sa femme (ce n’est pas le rapport sexuel qui l’a guérit, mais bien l’orgasme lui-même).

Quel rapport entre les deux histoires ? Il semble bien que les deux pratiques aient un point commun: le nerf vague. La stimulation de ce nerf guérirait donc le hoquet. Et presque tous les remèdes de grand-mères tentent, a posteriori, de déclencher les mêmes effets sur le fameux nerf.

Bref, la prochaine fois que vous avez un hoquet, n’essayez pas de le guérir. Courrez dans les jupons ou le caleçon de votre aimé(e), et demandez gentiment un traitement anal. Et pour les célibataires…j’espère que vous n’avez jamais été réfractaires aux suppositoires.

Discussions vaginiques


D'après Elf Sternberg

Le vagin. Drôle de bestiole. Selon Wikipédia, ce mot vient du latin vagina, qui signifie « fourreau » (fourreau ? sérieux, fourreau ? mais c’est quoi ces égocentriques de latinos qui prennent leur bite pour une épée ?!?), et est l’organe femelle de la copulation, ainsi que le canal de la mise au monde chez les mammifères. Mouais. On a déjà fait plus sexy comme approche. Et d’ailleurs, qu’en pense les principales intéressées, les femmes de tous bords et tous horizons ?

C’est exactement la question que c’est posé Margaret M. Thompson dans son étude sur les perceptions et la connaissance des femmes de leur propre vagin (article publié dans American Society for Reproductive Medicine en 2006).  Notre scientifique du jour est donc allée interroger 1117 femmes aux USA, et bien que toute cette étude soit passionnante, je vais ici vous en présenter deux points particulièrement intriguants.

Dans une partie consacrée à la relation femme vaginée-médecin traitant, Margaret (oui tu m’excuseras Maggy, je t’appelle par ton petit nom) nous expose le résultat suivant: 41% des femmes interrogées se sentent très, voire extrêmement, confortable à parler de la taille de leur vagin avec leur médecin.  Alors outre le fait que je ne vois pas très bien pourquoi on irait parler de la taille de son vagin avec son médecin, je vais encore me répéter mais: c’est quoi votre problème avec la taille de votre sexe les gens ??? Que celles qui lisent ce post m’expose leur point de vue là-dessus, parce que là je me sens un peu dubitative. Je ne parlerais jamais de la taille de mon vagin avec mon docteur, et pourtant je suis plutôt détendue du slip comme fille…

Les femmes sondées (interrogées quoi…pas sondées avec une sonde. oui enfin vous m’avez comprise !), qui se sont décrites comme étant très, voire extrêmement, instruites concernant leur vagin à 51% ont cependant été à l’origine d’un superbe FAIL quand on les a questionnées plus précisément. J’ai tristement appris que 46% d’entre elles ne savaient pas qu’un tampon ne pouvait pas rester « coincé », ainsi que 57% ignoraient que ces mêmes tampons n’étaient en aucun cas associés à des infections bactériennes. Mon seul espoir réside dans le fait que ces chiffres bien trop énormes à mon goût concernent peut-être celles qui se décrivaient comme peu instruites sur leur anatomie au début. Sinon « ça craint du boudin »…

Ainsi que le rappelle donc Maggy (oui, on est devenues intimes depuis le début de ce post…), bien que la société ait grandement évoluée face à son rapport à la sexualité féminine, il reste encore beaucoup à faire, tant au niveau de l’acceptation qu’au niveau de l’instruction.

PS1: Tiens et tant que j’y suis à parler de foufe, je vous conseille de suivre le très jouissif @Pussycalls sur Twitter ;) #FF

PS2: et pour les joueurs…voici les légendes de l’image

  1. Trompe de Fallope
  2. Vessie
  3. Symphyse pubienne
  4. Ligaments vésico-pubiens
  5. Clitoris
  6. Petites lèvres
  7. Vagin
  8. Ovaire
  9. Péritoine sigmoïde
  10. Utérus
  11. Cul-de-sac vaginal
  12. Col de l’utérus
  13. Rectum
  14. Anus

Sexer tue

On sait déjà que de nombreuses choses sont susceptibles de nous mener droit à la tombe: fumer, boire, ou encore être bien trop sérieux. Et voilà que des scientifiques peu soucieux de notre moral en ces temps difficiles nous pondent une étude qui devrait redonner un coup de boost à l’industrie du canard jaune.

Ces chercheurs américains du Tufts Medical Center à Boston et de Harvard ont voulu vérifier si l’activité sexuelle associée à une activité physique irrégulière pouvait causer des accidents cardiaques. En d’autres termes, est-ce que les grosses feignasses qui bougent jamais leur boule (quoi ? non, cette dénomination peu flatteuse ne m’est pas destinée) risquent l’infarctus si elles ont le bonheur de croiser un Don Juan physiquement intelligent et dynamique au pieu ? Et bien mes choupinous tenez-vous bien aux touches de vos claviers…la réponse est OUI.

Nos chercheurs américains ont passé à la moulinette plein de chiffres et d’études préliminaires pour nous sortir ce résultat déprimant. La meilleure chose à faire si vous n’êtes pas un pro du jogging est donc de passer à la méthode manuelle (encore une victoire de canard !) OU de ne plus sexer…ou alors juste de pas en tenir compte, et aller réviser votre kamasutra avec votre moitié/fuck bud/voisin(e)/chien.

Préliminaires

Toi qui navigue assez aisément sur le web pour avoir trouvé ce blog caché au fin fond de la toile TripleW, je le sens sous mes doigts fébriles et mon esprit dépravé, tu as du temps à perdre. Alors que tu sois au travail ou au lit, à glander ou à abricoter, seul ou à plusieurs, je vais te gratifier d’un moment de bonheur que tu ne regretteras pas. Oui je sais, ma bonté me tuera.

Ce moment de bonheur c’est le lancement de ce blog, le bien nommé HARD Sciences (oui alors t’es gentil, tu le prononces à l’anglaise, ok ?). Pour les derniers de la classe, les sciences dures (« hard » se traduisant ici comme « dur » et non comme « film à caractère sexuel très poussé »), c’est une expression qui désigne les maths, la physique, la chimie, la biologie et la géologie.

J’entends déjà certain d’entre vous me conspuer « ‘tain mais y’a pas de cul sur ce blog ? jme casse ! ». Alors non, on ne parlera pas de cul sur les pages de ce blog (je lis la déception sur vos visages). Je m’évertuerai en revanche à vous faire parvenir les résultats des recherches scientifiques en cours dans un des domaines qui suscite le plus de résultats WTF : le SEXE chez les hommes (ne soyons pas sexiste ici, quand je dis homme, je pense au genre humain). Je glisserai également quelques liens vers des vidéos qui auront capté mon attention.

En te souhaitant un agréable moment mon très cher Internaute…