Un petit creux ?

Mes petits choux,

Malgré mon peu d’activité récente, sachez que je ne vous oublie point. Je suis toujours là, et je veille en silence. Et pour preuve: figurez-vous que lors d’une soirée en ville, alors que je déambulais parmi des hordes d’anglaises fort peu vêtues, j’ai surpris la conversation de deux d’entre-elles (je vous épargne la VO avec l’accent Geordie. Oui, oui, vous pouvez me remercier)

Individu A, visiblement très éméchée et humide : Han putain, j’ai trop besoin de baissseerrrrrrrr !!
Copine de A, visiblement pleine de bonnes intentions : Ok pas de soucis, on va te trouver ça…euh…AH ! Regarde celui-là, il a des grandes mains et des grands pieds, pour sûr il va te **** comme une ******* et après il ******* (bon stoppons ici la retranscription)

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce genre d’idées reçues étaient internationalement admises. Comme je ne crois que ce que Science admet, j’ai donc décider d’investiguer. De grand appendices phalangés peuvent-ils indiquer un slop bien fourni ?

Les scientifiques étant des gros pervers, le sujet a bien évidemment été investi, mais rapidement abandonné. En 2002, l’équipe de J. Shah and N. Christopher ont démontré qu’aucun rapport clair ne pouvait être trouvé entre la longueur d’un pénis mou étiré et la pointure d’un homme, étude par ailleurs corroborée par celle de K. Siminoski et J. Bain en 1993.

Et pourtant, les croyances populaires ne sont jamais complètement farfelues. Il existe en effet un syndrome appelé main-pied-utérus causé par une mutation du gène HOXA13. Cette maladie génétique rare affecte la taille des pouces, gros orteils ainsi que les voies urogénitales (l’urètre peut être considérablement réduit). Cette condition pourrait donc expliquer la croyance populaire évoquée plus haut. Ou alors ce mythe ne serait-il qu’un moyen comme un autre de se rassurer sur les capacités génitrices de nos conquêtes ?

Les idées reçues sont vos pires ennemis mesdemoiselles. Je maintiens que rien ne vaut une inspection fouillée, de visu et de mano effectuée par vos soins. Et puis sincèrement les meufs, une grosse spaghetti pas douée est bien moins utile qu’un macaroni agile, non? Ce qui est important avec les nouilles c’est pas leur longueur de toute façon, mais comment elles te remplissent un creux…

Crédit photo: SliceOfChic sur Flickr

 

Science <3 pénis

J’aime bien les pénis. On s’entend bien en général eux et moi. Une fois domptés ce sont de chouettes compagnons. Et même à l’état sauvage, je les trouve attendrissants. Bref. J’aime la bite. Et j’adule la Science. Alors quand nos amis les scientifiques se démènent comme des petits diables pour nous pondre des merveilles de traitement pour les membres de ces messieurs, je ne peux qu’approuver.

Prenons cette première étude, commentée sur Lepoint.fr le 25 Janvier dernier et provenant du journal Proceedings of the National Academy of Sciences. Alors qu’il s’amusait joyeusement à scarifier des pénis de rats pour les faire se courber (ouch, pas cool), puis à les traiter avec des greffons de porcs, Wayne Hellstrom s’est rendu compte que s’il saupoudrait le tout de cellules souches issues de tissus adipeux, les rats retrouvaient des membres sexuels fonctionnels rapidement. Et même mieux que ça. Le scientifique a noté une augmentation de 30 à 40% du diamètre des rats traités. Les cellules souches auraient rétabli le tissu érectile et amélioré la circulation sanguine. Ces résultats prometteurs ont précédés l’annonce d’essais sur les singes avant de passer à l’homme. Y’a des volontaires dans la salle pour gagner 30 à 40% de diamètre (et se faire scarifier le kiki…)????

Bon je vous sens pas super chaud là les mecs. Peut-être cette seconde étude réveillera votre vigueur. Dans une recherche dédiée à l’amélioration des rapports sociaux pour des patients, une équipe de l’University of California a refilé de l’ocytocine à snifer à un homme. Oui, bon, pourquoi pas. On sait déjà que l’ocytocine est produite par les femmes avant l’accouchement pour faciliter l’allaitement, et après l’orgasme chez les hommes et les femmes. On l’appelle l’hormone de l’attachement (c’est elle qui fout la merde entre vous et vos fuck buddies au passage. pute.) Donc l’idée était pas idiote. Sauf qu’au final, le monsieur n’a pas remarqué d’amélioration de sa vie sociale, mais plutôt une libido au top, et des érections de jeune homme un peu spontanées. Il n’en fallait pas plus pour appeler l’ocytocine inhalable « nouveau viagra », alors que cette étude n’a porté que sur UN SEUL sujet et nécessite de plus amples investigations…

M’enfin, on pourra pas dire que la Science vous laisse tomber messieurs, hein ? Imaginez un peu, si dans quelques années le remède à tous vos problèmes se révèle être un petit coup de scalpel dans le zgeg suivit d’un saupoudrage de cellule souches issues de votre gras de bide, pour finir par un bon rail d’ocytocine. On arrête pas le progrès, et encore moins la Science mes amis.

Sources: Is ‘cuddle chemical’ really the new viagra? sur Nursing Times, Oxytocin: forget viagra, ‘cuddle drug’ could be new way to boost bedroom performance par le Daily Mail et Des cellules souches pour un plus gros pénis sur Lepoint.fr

There’s no party in these pants

They’ve gone and done it! Honestly, I swear! A new map showing the size of penises across Europe popped up on my newsfeed two days ago. So then, does this one make up for the last one? Forget it, my poor things. It’s worse. This time, there doesn’t even seem to be any scientific research behind the long, meticulous journey, going from penis to penis with a decimal ruler.

Even if we were to assume that these results were valid, the question still remains of how they went about it. Were these men left jerking their gherkins in peace whilst they had full-on erections? Did the scientist in charge of the measurement take it upon themselves to ensure that the data was collected? Hmm, I’ll tell you what I think my friends, all that’s just a load of bullshit.

So, staying on the theme of men this evening, let’s take a look at the other part of these gentlemens’ genital package: the testicles.

For several years, scientists have already been recommending men not to work with a computer on their lap, as the heat can cause a risk of infertility. In fact, using a computer for 30 minutes can cause an increase in temperature of 2.5°C and can therefore lead to scrotal hyperthermia (overheating of the scrotum which can’t be put down to the girl-next-door’s cleavage but to the use of said computer) However, a new study published in The Fertility and Sterility Journal by Conrado Avendano and his team suggests that Wi-Fi could well be more damaging to sperm than heat. Actually, electromagnetic waves emitted and received by the device (the computer, not the bloke’s package, keep up!) could cause immobility and genetic damage to sperm cells. In their experience, 25% of sperm cells placed under a Wi-Fi emitting computer for 4 hours stopped moving, and 9% experienced changes in genetic code (compared to 14 and 3% without Wi-Fi). Scientists are still apprehensive and are awaiting further investigation; results such as this remain unpublished at the moment.

The moral of this evening’s post: let your balls air lads, and if needs be get some help from the girl-next-door. She could even measure your member to make a proper map while she’s at it. Maybe I’ll put myself forward to collect the results!!

references : for the truthful map, let’s thank Buzzfeed. The article about wifi and testicle is on  fluctuat.net

La fête du slip

Ils ont osé. Si je vous jure ! Une nouvelle carte de la taille des bites en Europe a fait trembler mes outils de veille internet il y a deux jours. Mais alors, celle-ci rattrape-t-elle la précédente ? Que nenni mes malheureux. C’est pire. Cette fois-ci, même pas de prétendue recherche scientifique au long cours menée de façon méticuleuse, de bite en bite avec une règle décimale.

Quand bien même, si nous considérions que ces données étaient vérifiables, on pourrait se poser la question de la méthode. Les hommes se sont-ils laissés tripoter la nouille tranquillement alors qu’ils étaient en pleine érection ? Le/la scientifique en charge de la mesure a-t-il ou elle donné de sa personne pour permettre le recueil de données ? Mouais, moi je vous le dit mes amis, c’est que du bullshit tout ça.

Du coup, restons dans la thématique mâlesque ce soir, et intéressons-nous à l’autre constituant du package génital de ces messieurs : les testicules.

Cela fait plusieurs années que les scientifiques recommandent aux hommes de ne pas travailler un ordinateur sur les genoux, à cause des risques d’infertilité que la chaleur peut provoquer. En effet, 30 minutes d’utilisation peut faire augmenter la température de 2,5°C et ainsi être à l’origine d’une hyperthermie scrotale (surchauffe des bourses non imputable au décolleté de la voisine mais au sus-cité ordinateur). Cependant, une nouvelle étude publiée dans The Fertility and Sterility Journal par Conrado Avendano et son équipe suggère que le wi-fi serait bien plus dommageable au sperme que la chaleur. En effet, les ondes électromagnétiques émises et reçues par l’engin (l’ordinateur, pas le paquet du mec, suivez !) causerait immobilité et dommages génétiques aux spermatozoïdes. Dans leur expérience, 25% des spermatozoïdes placés 4 heures sous un ordinateur émettant du wifi ont cessé de bouger, et 9% ont vu leur code génétique modifié (contre 14 et 3% sans wifi). Les scientifiques restent prudents et invitent à de plus amples investigations, ce genre de résultat étant assez inédit pour le moment.

La morale du post de ce soir : aérez-vous les boules les mecs, et au besoin faites-vous aider par votre voisine. Qui pourra dans la foulée vous mesurer le membre pour créer une vrai carte. Je me propose de réunir les données !!

sources : pour la carte pleine de vérité scientifique, remercions Buzzfeed. L’article sur le wifi et les testicules, c’est sur fluctuat.net.

Et pine !

Bon alors ce soir, pour changer, je vais vous parler de…pine. pénis. zgeg. braquemart. dard. teub. ENCORE. Oui, j’en suis désolée, mais je trouve beaucoup plus de choses à vous dire sur ce sujet (et, j’avoue, ça me fait plus marrer, allez savoir pourquoi).

Bref, savez-vous ce qui nous différencie des singes ? « Les puces ». Soit. Mais encore ? Niveau sexuel ? « Les partenaires TRES multiples ». Soit. Quoique, ceci ne s’applique pas à tout le monde…Bon, allez, je vous aide. Les épines sur le pénis.

Figurez-vous que nos cousins les singes mâles sont dotés d’épines sur le pénis. Il ne vous aura pas échappé que nos mâles à nous en sont dépourvus (Dieu soit loué !). On ne sait pas encore pourquoi ce changement évolutif a perduré chez les humains. En revanche, David Kingsley et Gill Bejerano, de l’Université de Stanford en Californie, ont découvert d’où venait cette mutation. En étudiant les 3% de gènes qui diffèrent entre l’homme et le singe, ils en sont venus à analyser les protéines produites par ces gènes. Ils ont notamment trouvé une molécule présente chez le singe, qui permet le développement et la croissance de poils sensoriels (comme les moustaches d’un chat), ainsi que celle des épines du pénis.

Mais à quoi servent les épines du pénis (question Ô combien épineuse) ? Selon le site web de la BBC, ce genre de gadgets servirait à briser des sortes de bouchons vaginaux que les mâles laissent dans leurs partenaires après les avoir fécondées. C’est un peu la même chose que quand vous rebouchez le pot de confiture après l’avoir utilisé. Deuxième idée: ça pourrait servir à bien s’accrocher à la femelle, comme chez les mouches (larguez l’ancre moussaillon, on s’arrime !!).

Il y a donc environ 7 millions d’années, la lignée des hommes et celle des chimpanzés se séparaient. Cette séparation marquait la perte des épines du pénis chez nos mâles, pour notre plus grand bonheur, et plaisir. Cette mutation a notamment permis l’élongation des rapports sexuels humains, ce qui a participé au renforcement des liens affectifs entre hommes et femmes. Belle histoire, non ?

Allez, pour la peine je déclare que la semaine prochaine sera la pussy week: que des histoires de minou au programme. Votre mission, si vous l’acceptez: me trouver le thème de la semaine suivante.

photo: Euphorbia virosa, par Frank Vincentz

Phallus Museum

A tous mes amis férus de visites muséales (oui, j’ai des amis un peu intello, qui passent leurs heures perdues à courir les dernières expositions temporaires des musées de toute la France. GEEKS), je vais vous apprendre une bien bonne nouvelle en cette soirée bien trop studieuse à mon goût. Figurez-vous qu’il existe un musée du phallus, en Islande, à Húsavík (es noms propres islandais sont proprement imprononçables, rappelez-vous du volcan trucmuche !!). Cette info en elle-même aurait suffit à me contenter (oui, il m’en faut peu, que voulez-vous). Mais la vraie news, c’est que ce musée du phallus va recevoir un nouvel expôt (c’est comme ça que les geeks muséaux appellent les objets exposés dans une exposition). En effet, Pall Arason, un ami du conservateur, lui avait promis qu’il recevrait son membre à sa mort. C’est chose faite, à l’âge vénérable de 95 ans. Son pénis sera donc très prochainement intégré à la collection du musée.

J’en profite pour vous préciser que le mot phallus désigne toute représentation d’un pénis en érection, et que du fait, ce musée n’abrite pas qu’une collection de verges naturalisées, mais aussi des objets d’art phalliques. La phallologie est par ailleurs une science selon le musée d’Islande, qui étudie d’une façon systématique et scientifique les phallus. Donc ce n’est pas qu’une obsession, mais de la SCIENCE mes amis !

image: symbole de Mars, de Rei-artur