Romantisme 0 – 1 Evolution

J’aime pas la Saint-Valentin. Non, vraiment. JE HAIS la Saint-Valentin. Passons tous les arguments usités contre la société de consommation et la sacralisation des petites attentions régulières qui réchauffent plus le cœur qu’un sextoy douteux offert entre les chocolats et la levrette. Non, décidément le romantisme ça me parle pas.

Moi je crois en la Science. Celle avec un grand S, qui s’amuse joyeusement à pourrir votre foi en l’Amour à grand coup de théories évolutives. Tiens, par exemple, prenons cet article de Eizaguirre C., Lenz T. L., Kalbe M., et Milinski M., chercheurs allemands de leur état, qui ont fraîchement publié un article passant en revue les relations entre immunologie et stratégie reproductive dans le règne animal. Ce texte nous permet notamment de remettre quelques principes de base en place:

  • Vous pensiez que vous trouviez ce mec mignon les ? Raté. Ce ne sont pas vos yeux qui jubilent à la vue de la courbe de son fessier, mais votre nez qui vous signale la complémentarité de certains composants de vos systèmes immunitaires (les sets HLA). Et ça c’est bon parce que…
  • En vous reproduisant avec des partenaires complétant vos propres apports immunitaires, vous assurez à votre descendance une meilleure défense immunitaire. Les générations se succèdent ainsi, maximisant les chances de se défendre contre des infections par des accouplements savamment orchestrés.

Vous comprendrez maintenant pourquoi tout ce tapage autour de la Saint Valentin et en général les trucs romantiques ça me fait doucement sourire. La Nature n’est pas romantique. En revanche, elle me donne de très bonnes réparties pour hameçonner le british apeuré :  » Dis, mon nez me fait savoir que nos complexes HLA sont compatibles. Je pense que donc que dans l’optique de garantir aux futures générations des systèmes immunitaires dignes de ce nom, nous devrions copuler…euh, voulez-vous coucher avec moi ? »

Sources : article scientifique sur Eurekalert et photo en creative commons de inmortalice sur Flickr.

Les boules de Noël

Mes petits choupinous,

Je sais pas pour vous, mais personnellement les repas de famille c’est pas trop mon truc. Le petit problème c’est que les vacances de Noël sont blindées de repas gargantuesques en tout genre. Et on en revient inévitablement aux même conclusions :

  • « Putain, j’ai envie de pisser mais (1) Tata m’a foutue à la place la plus improbable de la tablée, je sortirai pas sans éborgner quelqu’un (2) j’ai tellement mangé que j’ai envie de vomir. Je ravale donc mon pipi ET mon vomi… »
  • « Ah oui ben non…ils sont toujours racistes en fait. Quelle niaise je fais. »
  • « Nan Mamie, nan j’ai pas de petit-ami. Oui oui, j’oublie pas qu’il serait temps, t’inquiète. »

La magie de Noël c’est donc que les grosses boules du sapin me finissent toujours dans la gorge. A chaque fois, je me retrouve comme une conne à pas savoir argumenter. Mais zut Mamie, maintenant que je suis en pleine digestion je peux calmement te répondre (oui, le vomito est resté, mais j’ai tout de même réussi à pisser. Vous êtes content de le savoir, hein ?)

Bon déjà Mamie, je dois avouer que t’es quand même balèze. Oui, toi tu as pas eu besoin de lire Sharon Sassler et Dela Kusi-Appouh de la Cornwell University (journal Family Relations, Décembre 2011) pour savoir que les jeunes se mariaient de moins en moins. Et tu as raison, moi aussi je fais partie de cette clique-là. Comme eux, je pense que la perspective d’un divorce agrémenté de « conséquences sociales, légales, émotionnelles et économiques« , ça fait beaucoup pour déchirer un bout de papier. Cette étude stipule que 2/3 des couples vivants ensembles seraient freinés par ces considérations. On est pas très romantiques nous les jeunes, hein Mamie ?

D’un autre côté tu sais, tu devrais te réjouir pour moi. Si je trouve personne c’est aussi surement parce que j’ai trop le choix. Si si, dans cet article de Winnie Andrews, une étude scientifique a prouvé en Mars 2011 que des candidats confrontés à trop de choix de partenaires se retrouvent plus facilement seuls par la suite. L’indécision les ronge en quelque sorte. Y’a trop de poissons dans mon océan Mamie, je sais plus où donner de la tête !

Dernier argument scientifique : Beyoncé approuve. Rien à redire à ça,hein Mamie ?

Au final, tu devrais te réjouir pour moi. Je ne suis peut être un peu désillusionnée et sans grand romantisme quand on en vient aux relations amoureuses, mais c’est uniquement parce que j’ai trop de prétendants Mamie. J’y peux rien si je suis si bonnasse ;)

PS: Bon sinon, j’espère que vous avez tous passé un super Noël !
PS 2: Mamie…? Allez fais pas la gueule, je t’aime <3