Discussions vaginiques


D'après Elf Sternberg

Le vagin. Drôle de bestiole. Selon Wikipédia, ce mot vient du latin vagina, qui signifie « fourreau » (fourreau ? sérieux, fourreau ? mais c’est quoi ces égocentriques de latinos qui prennent leur bite pour une épée ?!?), et est l’organe femelle de la copulation, ainsi que le canal de la mise au monde chez les mammifères. Mouais. On a déjà fait plus sexy comme approche. Et d’ailleurs, qu’en pense les principales intéressées, les femmes de tous bords et tous horizons ?

C’est exactement la question que c’est posé Margaret M. Thompson dans son étude sur les perceptions et la connaissance des femmes de leur propre vagin (article publié dans American Society for Reproductive Medicine en 2006).  Notre scientifique du jour est donc allée interroger 1117 femmes aux USA, et bien que toute cette étude soit passionnante, je vais ici vous en présenter deux points particulièrement intriguants.

Dans une partie consacrée à la relation femme vaginée-médecin traitant, Margaret (oui tu m’excuseras Maggy, je t’appelle par ton petit nom) nous expose le résultat suivant: 41% des femmes interrogées se sentent très, voire extrêmement, confortable à parler de la taille de leur vagin avec leur médecin.  Alors outre le fait que je ne vois pas très bien pourquoi on irait parler de la taille de son vagin avec son médecin, je vais encore me répéter mais: c’est quoi votre problème avec la taille de votre sexe les gens ??? Que celles qui lisent ce post m’expose leur point de vue là-dessus, parce que là je me sens un peu dubitative. Je ne parlerais jamais de la taille de mon vagin avec mon docteur, et pourtant je suis plutôt détendue du slip comme fille…

Les femmes sondées (interrogées quoi…pas sondées avec une sonde. oui enfin vous m’avez comprise !), qui se sont décrites comme étant très, voire extrêmement, instruites concernant leur vagin à 51% ont cependant été à l’origine d’un superbe FAIL quand on les a questionnées plus précisément. J’ai tristement appris que 46% d’entre elles ne savaient pas qu’un tampon ne pouvait pas rester « coincé », ainsi que 57% ignoraient que ces mêmes tampons n’étaient en aucun cas associés à des infections bactériennes. Mon seul espoir réside dans le fait que ces chiffres bien trop énormes à mon goût concernent peut-être celles qui se décrivaient comme peu instruites sur leur anatomie au début. Sinon « ça craint du boudin »…

Ainsi que le rappelle donc Maggy (oui, on est devenues intimes depuis le début de ce post…), bien que la société ait grandement évoluée face à son rapport à la sexualité féminine, il reste encore beaucoup à faire, tant au niveau de l’acceptation qu’au niveau de l’instruction.

PS1: Tiens et tant que j’y suis à parler de foufe, je vous conseille de suivre le très jouissif @Pussycalls sur Twitter ;) #FF

PS2: et pour les joueurs…voici les légendes de l’image

  1. Trompe de Fallope
  2. Vessie
  3. Symphyse pubienne
  4. Ligaments vésico-pubiens
  5. Clitoris
  6. Petites lèvres
  7. Vagin
  8. Ovaire
  9. Péritoine sigmoïde
  10. Utérus
  11. Cul-de-sac vaginal
  12. Col de l’utérus
  13. Rectum
  14. Anus

Semaine obscène

Internaute mon chou,

Si tu es un surfeur webique à tendance twitterienne, je suppose que la semaine dernière t’a semblé aussi haletante qu’à moi, pleine de rebondissements à propos de cartes obscènes. Vous savez pas de quoi je parle ? Bon alors pour les ignards qui n’ont pas suivi, ou qui ne lisent pas mes posts sur HARD Sciences assez régulièrement (et vous avez TORT), je vous la refais.

Lundi, j’erre tranquillement sur les pages de mes blogs favoris, ne pensant pas à mal quand SOUDAIN…une petite note de rien du tout sur le site Sexactu m’accroche l’œil. On nous envoie consulter une carte relayant les tailles moyennes des zgegs du monde entier. Nom d’une pipe molle, vous commencez à me connaître, ni une ni deux je clique dessus, et m’empresse d’en faire mon commentaire quotidien.

Mardi, les réactions pleuvent. Suite à ce fameux post, mes amis de sexe masculin n’hésitent plus à me haranguer dans la très sérieuse bibliothèque universitaire, pour se comparer le membre entre eux et tenter de me convaincre qu’ils seraient plus d’ascendance ghanéenne que chinoise. Sur twitter, tout le monde ne parle plus que de cela, et un de mes profs, que la bienséance m’empêche de citer va même jusqu’à me faire remarquer que me connaissant, il n’est pas étonné que j’ai déjà chroniqué ladite carte.

Mercredi, une nouvelle cyber connaissance me fait suivre une nouvelle carte : celle de la taille des seins. Re-folie sur twitter, re-post sur HARD Sciences (et aussi re-lien depuis le même prof). Sauf que, Ô rage, Ô désespoir, j’ai le regret de vous dire que cette seconde carte ne peut rivaliser avec son homologue de lundi, car elle n’est basée sur aucune donnée scientifique vérifiable.

Jeudi, rien de spécial, je commence à planifier mes prochaines vacances au ghana.

Vendredi, je reçois gracieusement tellement de liens sur les sujets qui m’intéressent que je rate presque celui du prof, on l’appellera professeur G., qui m’envoie des données d’une précision encore inégalée en matière de protubérance masculine. Et là je me permets de vous poser cette question : mais quelle est cette obsession soudaine que vous avez développée, chers Internautes, pour la comparaison de vos organes génitaux ? La semaine à venir verra-t-elle naître une carte sur la taille des clitos ?

Ce week-end, je m’interroge donc sur la pertinence de ces classements, autant d’un point de vue purement scientifique qu’éthique. Peut-être que dans 20 ans, la question ne sera plus de savoir quelles sont les dimensions de votre sexe, mais plutôt combien vous en avez…perso, je mise tout ce que j’ai sur les futures générations nippones.

Préliminaires

Toi qui navigue assez aisément sur le web pour avoir trouvé ce blog caché au fin fond de la toile TripleW, je le sens sous mes doigts fébriles et mon esprit dépravé, tu as du temps à perdre. Alors que tu sois au travail ou au lit, à glander ou à abricoter, seul ou à plusieurs, je vais te gratifier d’un moment de bonheur que tu ne regretteras pas. Oui je sais, ma bonté me tuera.

Ce moment de bonheur c’est le lancement de ce blog, le bien nommé HARD Sciences (oui alors t’es gentil, tu le prononces à l’anglaise, ok ?). Pour les derniers de la classe, les sciences dures (« hard » se traduisant ici comme « dur » et non comme « film à caractère sexuel très poussé »), c’est une expression qui désigne les maths, la physique, la chimie, la biologie et la géologie.

J’entends déjà certain d’entre vous me conspuer « ‘tain mais y’a pas de cul sur ce blog ? jme casse ! ». Alors non, on ne parlera pas de cul sur les pages de ce blog (je lis la déception sur vos visages). Je m’évertuerai en revanche à vous faire parvenir les résultats des recherches scientifiques en cours dans un des domaines qui suscite le plus de résultats WTF : le SEXE chez les hommes (ne soyons pas sexiste ici, quand je dis homme, je pense au genre humain). Je glisserai également quelques liens vers des vidéos qui auront capté mon attention.

En te souhaitant un agréable moment mon très cher Internaute…