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Mon cher internaute,

Une fois encore je te dois des excuses pour cette semaine d’absence. Je ne me justifierai pas sinon je serait rabat-joie, mais je vais me rattraper. Donc aujourd’hui, je me fais le relais du gros buzz d’hier sur internet: le bien nommé « machine à baiser« .

Amis chastes ou juste pas trop tentés par le hard porn, ne prenez pas peur. Même si le titre de la vidéo que je vais vous présenter peut mener à confusion, je vous promets qu’aucun pénis, aucun vagin, ni autre orifice que buccal n’apparait en guest star du petit morceau de bonheur que voici…

Pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec la langue de Shakespeare, cet étudiant de l’université d’Electro-Communications de Chofu City, près de Tokyo, présente à la caméra une machine qu’il a inventé, censée mimer un french kiss. Il faut savoir que le french kiss, pour le reste du monde en dehors de la France, c’est un bisou avec la langue. Pratique par ailleurs fortement appréciée hors de nos frontières. Vive l’Erasmus.

Revenons en à notre bisouilleur. Ce petit génie de l’informatique et de l’électronique a donc inventé une machine à deux « bouts »: le mouvement que l’on imprime sur la paille de la boite noire et reproduit à l’identique sur la paille de la boite blanche, et vis versa.Et là, je me suis posé deux questions:

  • mais c’est pas agréable d’embrasser une paille !! un baiser c’est tellement plus que ça: la chaleur des lèvres de l’autre, son odeur, la douceur ou la force exprimée, la respiration, les bruits de succions…les étrangers n’y connaissent vraiment rien au french kiss. Il est tant que je retourne en croisade pour leur apprendre la vie à ces ignorants d’internationaux. CQFD.
  • on pouvait pas s’en tenir aux émoticônes animés de msn (nan, je suis pas vieille) et « xXx » ou autre « xoxo » pour se dire qu’on se bisouille ? Fallait-il vraiment que ce truc soit inventé ? J’espère de tout cœur que ça ne sera jamais commercialisé, mais j’ai comme un doute, étant donné que les sex toys télécommandés par internet sont déjà sur le marché. Je trouve cela dommage d’interposer des ordinateurs entre des gens, mais les personnes actuellement en relation à distance me contrediront peut-être.

L’inventeur a déjà promis des améliorations avec notamment des capteurs de goût, d’humidité et du rythme respiratoire, qui permettront à d’autres gadgets de les reproduire à distance. Reste plus qu’à prier pour qu’il évite le capteur d’haleine…

Blanche-Neige et les ragnagnas

Comme promis la semaine dernière (et je sais que vous êtes des lecteurs attentifs), je ne parlerai cette semaine que de sujet sexo-scientifico-féminins. On commence donc par une vidéo que j’aime beaucoup, et qui nous vient de Disney. Oui, le même Disney qui a créé Cendrillon, Blanche-neige, la Belle au Bois Dormant et toute la ribambelle de belles aux abois (vous remarquerez avec ravissement cette jolie consonance de B, je suis poète aujourd’hui). Ce post fait directement écho à « Discussions Vaginiques« .

Je suis désolée, la vidéo est en anglais, et je n’ai pas réussi à la trouver en sous-titrée français. Mais je vous promets qu’elle est facilement compréhensible avec un niveau Apple Pie 5ème ;)

Cette vidéo façon dessin animé (ben oui, Disney reste Disney), sobrement nommée The Story of Menstruation, a été créée en 1946. Elle était destinée à être diffusée dans les écoles américaines afin d’éduquer les jeunes filles concernant leurs règles, et fut au final montré à 105 millions de lycéennes. Elle fait partie des premiers dispositif de vulgarisation à destination de ce genre de public et parlant de ce genre de sujet.

Petit extrait choisis: « Pourquoi la Nature est-elle toujours appelée Mère Nature ? C’est peut-être parce que, comme toutes les mères, elle s’occupe silencieusement de notre vie, sans même que l’on ne s’en aperçoive. »

Bon, on est d’accord, le ton est un peu désuet, et parfois carrément naïf, mais n’oublions pas qu’elle a été faite il y a plus de 60 ans. Les mœurs étaient bien différentes alors, et je pense que vous serez surpris d’apprendre que cette vidéo fut la première à utiliser le mot »vagin » à l’écran. La partie expliquant les relations des hormones sexuelles entre elles et leur mode d’action me semble aussi plutôt bien expliquée, et je suis plutôt impressionnée de voir de genre de propos dans une vidéo de cette époque. Le ton se veut scientifique dans certains passages et plus maternel dans d’autres, mais ce court métrage a l’audace d’aborder un sujet qui ne devait pas être beaucoup discuté dans les familles. Je n’ai jamais entendu parlé d’une initiative similaire qui aurait eu lieu en France dans les mêmes années, mais si vous en avez, faites-le moi savoir.

Voilà, donc pas de coup de gueule, pas de propos outrageux aujourd’hui, juste un hommage à cette fabrique de rêves qui a eu le courage de prononcer des mots souvent jugés choquants et participer ainsi à l’émancipation de la femme. Hourah mes sœurs, grâce à Disney nous pouvons dire le mot vagin à notre guise (et bien placé sur une grille de Scrabble, ça peut rapporter un max).