Les boules de Noël

Mes petits choupinous,

Je sais pas pour vous, mais personnellement les repas de famille c’est pas trop mon truc. Le petit problème c’est que les vacances de Noël sont blindées de repas gargantuesques en tout genre. Et on en revient inévitablement aux même conclusions :

  • « Putain, j’ai envie de pisser mais (1) Tata m’a foutue à la place la plus improbable de la tablée, je sortirai pas sans éborgner quelqu’un (2) j’ai tellement mangé que j’ai envie de vomir. Je ravale donc mon pipi ET mon vomi… »
  • « Ah oui ben non…ils sont toujours racistes en fait. Quelle niaise je fais. »
  • « Nan Mamie, nan j’ai pas de petit-ami. Oui oui, j’oublie pas qu’il serait temps, t’inquiète. »

La magie de Noël c’est donc que les grosses boules du sapin me finissent toujours dans la gorge. A chaque fois, je me retrouve comme une conne à pas savoir argumenter. Mais zut Mamie, maintenant que je suis en pleine digestion je peux calmement te répondre (oui, le vomito est resté, mais j’ai tout de même réussi à pisser. Vous êtes content de le savoir, hein ?)

Bon déjà Mamie, je dois avouer que t’es quand même balèze. Oui, toi tu as pas eu besoin de lire Sharon Sassler et Dela Kusi-Appouh de la Cornwell University (journal Family Relations, Décembre 2011) pour savoir que les jeunes se mariaient de moins en moins. Et tu as raison, moi aussi je fais partie de cette clique-là. Comme eux, je pense que la perspective d’un divorce agrémenté de « conséquences sociales, légales, émotionnelles et économiques« , ça fait beaucoup pour déchirer un bout de papier. Cette étude stipule que 2/3 des couples vivants ensembles seraient freinés par ces considérations. On est pas très romantiques nous les jeunes, hein Mamie ?

D’un autre côté tu sais, tu devrais te réjouir pour moi. Si je trouve personne c’est aussi surement parce que j’ai trop le choix. Si si, dans cet article de Winnie Andrews, une étude scientifique a prouvé en Mars 2011 que des candidats confrontés à trop de choix de partenaires se retrouvent plus facilement seuls par la suite. L’indécision les ronge en quelque sorte. Y’a trop de poissons dans mon océan Mamie, je sais plus où donner de la tête !

Dernier argument scientifique : Beyoncé approuve. Rien à redire à ça,hein Mamie ?

Au final, tu devrais te réjouir pour moi. Je ne suis peut être un peu désillusionnée et sans grand romantisme quand on en vient aux relations amoureuses, mais c’est uniquement parce que j’ai trop de prétendants Mamie. J’y peux rien si je suis si bonnasse ;)

PS: Bon sinon, j’espère que vous avez tous passé un super Noël !
PS 2: Mamie…? Allez fais pas la gueule, je t’aime <3

Strip sciento-clitoresque

Connaissez-vous le collectif Strip Science ?

Composé de bloggeurs scientifiques et d’illustrateurs BD, ces passionnés de science proposent des petits strip scientifiques très sympas et qui changent dans le paysage. Je fais partie de ce collectif, et j’ai eu la chance qu’Alain Prunier, auteur du blog Koua de neuf, nous propose une relecture de mon précédent post « Sale temps pour les clitos« , en mode BDique.

ENJOY

Like is all

Mes petits Choubidous,

Certains d’entre vous l’aurons peut-être remarqué, j’ai effectué quelques petits arrangements sur le blog, notamment dans la barre latérale. Rien de dramatique, mais il vous est maintenant plus simple de suivre la publication d’articles via le flux RSS, ainsi que les commentaires. Je vous recommande aussi chaudement de m’écrire des petites bavouilles, j’aime bien papoter avec vous :) , par mail ou sur Twitter.

Et surtout, la grosse nouveauté de ces derniers jours, c’est la fanpage HARDSciences sur facebook ! Elle est maintenant active depuis quelques jours, et en cliquant sur « j’aime » vous pourrez être avertis de la publication de nouveaux articles directement. Ce nouvel espace est aussi l’occasion de vous faire passer des liens sexo WTF, des sujets que je ne peux traiter sur le blog ou encore vous conseiller la lecture de certains articles que j’ai appréciés. N’hésitez donc pas à aimer votre blog sextifique préféré !

Sayane

Semaine obscène

Internaute mon chou,

Si tu es un surfeur webique à tendance twitterienne, je suppose que la semaine dernière t’a semblé aussi haletante qu’à moi, pleine de rebondissements à propos de cartes obscènes. Vous savez pas de quoi je parle ? Bon alors pour les ignards qui n’ont pas suivi, ou qui ne lisent pas mes posts sur HARD Sciences assez régulièrement (et vous avez TORT), je vous la refais.

Lundi, j’erre tranquillement sur les pages de mes blogs favoris, ne pensant pas à mal quand SOUDAIN…une petite note de rien du tout sur le site Sexactu m’accroche l’œil. On nous envoie consulter une carte relayant les tailles moyennes des zgegs du monde entier. Nom d’une pipe molle, vous commencez à me connaître, ni une ni deux je clique dessus, et m’empresse d’en faire mon commentaire quotidien.

Mardi, les réactions pleuvent. Suite à ce fameux post, mes amis de sexe masculin n’hésitent plus à me haranguer dans la très sérieuse bibliothèque universitaire, pour se comparer le membre entre eux et tenter de me convaincre qu’ils seraient plus d’ascendance ghanéenne que chinoise. Sur twitter, tout le monde ne parle plus que de cela, et un de mes profs, que la bienséance m’empêche de citer va même jusqu’à me faire remarquer que me connaissant, il n’est pas étonné que j’ai déjà chroniqué ladite carte.

Mercredi, une nouvelle cyber connaissance me fait suivre une nouvelle carte : celle de la taille des seins. Re-folie sur twitter, re-post sur HARD Sciences (et aussi re-lien depuis le même prof). Sauf que, Ô rage, Ô désespoir, j’ai le regret de vous dire que cette seconde carte ne peut rivaliser avec son homologue de lundi, car elle n’est basée sur aucune donnée scientifique vérifiable.

Jeudi, rien de spécial, je commence à planifier mes prochaines vacances au ghana.

Vendredi, je reçois gracieusement tellement de liens sur les sujets qui m’intéressent que je rate presque celui du prof, on l’appellera professeur G., qui m’envoie des données d’une précision encore inégalée en matière de protubérance masculine. Et là je me permets de vous poser cette question : mais quelle est cette obsession soudaine que vous avez développée, chers Internautes, pour la comparaison de vos organes génitaux ? La semaine à venir verra-t-elle naître une carte sur la taille des clitos ?

Ce week-end, je m’interroge donc sur la pertinence de ces classements, autant d’un point de vue purement scientifique qu’éthique. Peut-être que dans 20 ans, la question ne sera plus de savoir quelles sont les dimensions de votre sexe, mais plutôt combien vous en avez…perso, je mise tout ce que j’ai sur les futures générations nippones.