Shake tes boobs !*

En cette semaine de fin septembre, alors que nous suons tous comme des petits porcelets, un des mes profs préféré, Laurent C., a illuminé mon mercredi moite. Alors non, je vous arrête de suite, Internautes-mauvaises-langues, ça n’a rien à voir avec sa personnalité rayonnante, son humour acéré, son aura internationale ou même le fait qu’il soit mon tuteur pour un projet qui semble infini. Non, il lui aura seulement suffit de nous montrer une photo pour m’envoyer du rêve:

Cette brassière fushia, toute de dentelle recouverte (vous remarquerez que l’inventeur est un homme, il perd pas la boule), est un prototype compris dans un ensemble appelé Sentient City Survival Kit. Mark Shepard, le cerveau génial ou dérangé (selon les points de vues et le taux de sudation subit au moment de la mise en contact) qui a créé cet artefact, l’a accompagné d’un caleçon également équipé du même appareillage. Le tout a notamment été présenté lors du festival Ars electronica.

MAIS A QUOI CA SERT ?? Je suis personnellement restée très perplexe suite aux explications douteuses de Laurent C. J’ai donc mené ma propre enquête, et je ne suis pas déçue du détour. Le concepteur a fait le pari que dans un futur plus ou moins proche, les centres commerciaux seraient truffés de capteurs RFID (Radio Frequency Identification Tag). Ces capteurs seraient une façon de traquer les consommateurs, d’analyser leurs habitudes et par conséquent de leur proposer des produits mieux adaptés à leurs besoins. Pour ceux qui ont vu Minority Report, il y a une scène assez marquante qui dépeint cette pratique telle qu’elle pourrait être. Mais la controverse est bien évidemment que cela réduit encore une fois de plus les libertés individuelles.

Ces sous-vêtements du futur sont donc équipés de capteurs qui repèrent les ondes radios émises par ces fameuses puces RFID. Par le biais de vibrateurs judicieusement placés sur les tétons pour les femmes, et le haut de la cuisse pour les hommes (on se demande pourquoi tant d’iniquité), le système alerte le porteur de tels capteurs RFID à proximité. La personne serait ensuite libre de choisir entre être traquée à des fins commerciales ou partir.

La question que je me pose c’est: si de tels procédés limitant les libertés personnelles sont mis en place un jour, ils risquent très fort d’être présents absolument partout. Les porteurs de ces sous-vêtement vibrants seraient donc constamment stimulés du téton ou du haut de la cuisse ! Ça ferait de cette brassière un sextoy efficace pour les sensibles du mamelon, à défaut d’un gardien de notre liberté quotidienne.

*ce magnifique titre franglais est dédicacé à Bee, qui prend un  malin plaisir à me faire remarquer que je mélange français et anglais en permanence. Merde ma chère ;)

Jouir au jour le jour

Sur la longue (bien trop longue) liste des choses qu’on nous conseille de faire pour notre santé, vous pouvez maintenant rajouter la ligne : jouir (oui, jusqu’à l’orgasme, parce que le plaisir non orgasmique ça compte pas). Vous la mettrez entre les 5 fruits et légumes et les 30 minutes de sport quotidiens. Et si vous voulez gagner du temps, je vous conseille de tester cette petite sélection de sex toys féminins en forme de maïs, carotte, banane-alien ou cornichon…(attention, je ne garantis pas l’efficacité).

Mais pourquoi diable jouir une fois par jour serait-il bon pour la santé ? Selon nos amis les scientifiques, et médecins, l’orgasme agirait sur plusieurs facteurs de longévité, avec en tête les maladies cardiaques et les causes environnementales (stress et suicide notamment). En effet, vous n’êtes pas sans avoir remarqué que lors d’un acte sexuel, votre rythme cardiaque s’accélère, un peu comme en faisant du sport (d’ailleurs, vos ébats peuvent être comptés dans les 30 minutes de sport quotidiennes. GOOD NEWS), c’est donc bon pour le cœur et les artères. La jouissance vous laisse en général de bonne humeur, par la production d’hormones du bonheur (dopamine, ocytocine…), et ceci aide à combattre le stress et la dépression.

Michael Roizen, docteur au Wellness Institute à la clinique de Cleveland, n’hésite pas à affirmer qu’un total de 700 orgasmes par an permettrait d’augmenter l’espérance de vie de 8 ans chez les hommes ! Pour les petits génies des maths, ça fait pas loin de 2 orgasmes par jour…oui, bon, à ce rythme-là, on va plus foutre grand-chose. D’où l’intérêt de la masturbation.

Dans les yeux SVP

Vous en avez marre que les hommes ne vous regardent pas dans les yeux ? Marion Cotillard a trouvé la solution, avec ce fabuleux gag intitulé Forehead Tittaes (cliquez sur la photo). Dans cette vidéo, l’actrice propose aux américaines une solution que les françaises utiliseraient depuis longtemps : déloger le regard des hommes de notre décolleté pour l’attirer sur notre front, avec ces faux-seins très perturbants (bon, après les premières secondes d’hallucination passées, je me suis exclamée que je voulais les mêmes…comme si j’en avais déjà pas assez).

Cette vidéo date un peu, et je n’aurai donc pas surpris les geeks qui suivent ce blog. Ce n’était en fait qu’un petit clin d’œil humoristique pour vous parler de la tendance innée des hommes à regarder avec insistance les seins, ceci étant apparemment proportionnel à la taille de votre bonnet (thanks Dominic for your asking ;) ).

Il existe plusieurs théories scientifiques pour expliquer cet attrait pour les grosses poitrines :

  • théorie Freudienne: les seins rappelleraient aux hommes la période de leur vie où leur mère les nourrissait. Les fortes poitrines ayant un fort pouvoir de remémoration. Merci Freud, tu as le don de rendre les plus simples choses absolument dégoutantes. Et comment expliques-tu que les hommes qui ont été élevés au biberon aiment aussi les seins ?
  • théorie évolutive de l’attrait sexuel: les seins ressemblent à des fesses (bon, un petit effort d’imagination s’il vous plaît). Comme les premiers humains copulaient de derrière (comme les chiens…en levrette quoi), une belle paire de seins amenait le mâle à s’imaginer une belle paire de fesses, ceci ayant contribué au fur et à mesure de l’évolution à créer un neurone « gros seins=belles fesses=bonne fécondité=bon pour l’espèce » chez les hommes. Oui, c’est basique un mec.
  • théorie évolutive reproductive: ici, les seins plantureux seraient l’expression d’un fort taux d’œstrogènes, indiquant que la femme est mature sexuellement parlant, et fertile. Les proto-humains ne pensaient donc qu’à nous engrosser.
  • théorie de l’attachement: en 2009, le neurologiste Larry Young proposa une nouvelle théorie. Les seins sont une zone érogène chez la femme. Ils provoquent du plaisir quand manipulés d’une façon adéquate, et ce plaisir vient de la sécrétion d’une hormone, l’ocytocine. Cette hormone est également responsable de l’attachement émotionnel, ce qui pousserait les femmes à s’attacher aux hommes qui leur procurent du plaisir. Les hommes seraient donc naturellement attirés vers les poitrines (grosses ou petites) car ils auraient hérité des gènes de leurs ancêtres, qui auraient été les plus doués à titiller les tétons de leurs congénères. Ils auraient ainsi provoqué un sentiment d’attachement, et ceci leur aurait permis d’avoir une femelle « sécurisée » pour passer leurs gènes aux descendants.

Bon, j’avoue, c’est un peu complexe à comprendre, et pas mal capillo-tracté. Personnellement, j’ai un petit faible pour les théories 2, 3 et 4, celles-ci n’étant pas exclusives. En tout cas, maintenant on ne peut plus en vouloir à ces pauvres hommes, victimes consentantes, non pas de leur slip mais de leurs gènes. Mère nature est une cochonne.

Un doigt dans le cul, et ça repart !

Décidément, je suis une femme d’obsession. Après celle des pénis, voilà que je ne publie plus que sur l’orgasme maintenant. J’espère que vous me suivez dans mes délires. Détachez vos ceintures, c’est parti…

Mais que fait cette femme physiquement intelligente, ainsi penchée en avant ? Elle à l’air ridicule. Oui. Mais encore ? Elle boit un verre, à l’envers. Elle tente un des nombreux remèdes de grands-mères censés guérir du hoquet. Et c’est précisément notre sujet d’aujourd’hui (quel hasard, ça tombe bien dis donc) !

Le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique (les scientifiques parlent une langue de vikings barbares, je sais), est dû à une contraction involontaire du diaphragme (le muscle situé entre les poumons et les intestins), à cause de la présence d’une poche d’air. Les causes sont multiples, et je suis sûre que vous avez eu le privilège d’en essayer quelques-unes, mais ce n’est pas le propos de ce post.

Les praticiens hospitaliers disposent de tout un arsenal pharmaceutique pour guérir le hoquet persistant (qui dure plus de 72h), mais il se pourrait bien que des petits malins aient trouvé une solution plus efficace, quoique pas forcément agréable (tout dépend de vos penchants). En 1990, Odeh, Bassan et Oliven, ont un jour reçu un patient de 60 ans qui souffrait de hoquet, suite à un examen impliquant une sonde nasogastrique. Après avoir tout tenté sans succès, ils ont fini par…lui mettre un doigt dans le cul (je vous conseille d’ailleurs d’appliquer cette méthode de résolution de problèmes plus souvent. Exemple: vous n’arrivez pas à finir votre mémoire ? Un petit doigt dans le cul, et tout ira mieux). Ce massage anal a stoppé instantanément et durablement le hoquet, donnant lieu à l’article « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage ».

En 2000, Peleg et Peleg (c’est un peu comme Dupond et Dupont) ont été témoins de la guérison d’un homme de 40 ans, parcouru de hoquet pendant 4 jours. Celui-ci a cessé après que Monsieur ait éjaculé lors d’un rapport sexuel avec sa femme (ce n’est pas le rapport sexuel qui l’a guérit, mais bien l’orgasme lui-même).

Quel rapport entre les deux histoires ? Il semble bien que les deux pratiques aient un point commun: le nerf vague. La stimulation de ce nerf guérirait donc le hoquet. Et presque tous les remèdes de grand-mères tentent, a posteriori, de déclencher les mêmes effets sur le fameux nerf.

Bref, la prochaine fois que vous avez un hoquet, n’essayez pas de le guérir. Courrez dans les jupons ou le caleçon de votre aimé(e), et demandez gentiment un traitement anal. Et pour les célibataires…j’espère que vous n’avez jamais été réfractaires aux suppositoires.

Hygiène bucco-dentaire et orgasme

Quel titre racoleur ! Ça vend du rêve, hein ? Je vous sens fébriles, à l’autre bout de vos claviers, ça m’émoustille…Tiens d’ailleurs, avant que je ne m’emballe et n’éclabousse mon clavier, c’est quoi un orgasme ?

Dans la bouche d’un physiologiste, l’orgasme n’a plus rien de très glamour. Il est froidement décrit comme un réflexe du système nerveux autonome. Pour la faire simple, votre système nerveux est divisé en 2 parties: celui qui contrôle des gestes et qui fait suite à une volonté prise dans le cerveau, et celui, appelé système nerveux autonome, qui est un système de réflexes. Cette partie du système nerveux n’est donc pas sous notre contrôle, et nous permet de respirer quand on dort par exemple, ou de jouir quand on fait l’amour/qu’on baise/qu’on se tripote.

Mais l’orgasme peut également être atteint de façon moins conventionnelle. La littérature scientifique regorge même de ces cas cliniques ayant retenu l’attention de praticiens médicaux. Petit florilège.

  • Alfred Charles Kinsey a relaté un cas, dans l’Institute for Sex Research, d’une femme qui pouvait atteindre l’orgasme quand on lui caressait le sourcil. Oui oui, le sourcil. Et attention, on ne parle pas ici d’une quelconque excitation que l’on peut ressentir quand on nous lèche le lobe de l’oreille, ou qu’on nous titille le nombril. Cette personne pouvait littéralement jouir en se touchant le sourcil.
  • Selon Mary Roach, les paraplégiques développeraient des zones extra-sensitives au-dessus de leur blessure (quand cette condition est effectivement provoquée par une blessure), qui deviendraient propice à  donner des orgasmes.
  • Pour finir en beauté et enfin vous contenter (oui, je suis trop bonne avec vous, je devrais vous laisser languir): Chuang YC et ses 4 collègues ont reporté le cas d’une femme, en 2004, qui ne jouissait qu’en se brossant les dents. C’était en fait le mouvement complet de brossage (et non juste le contact entre un objet et les gencives) qui provoquait le phénomène. La petite histoire triste veut que cette dame, qui était bigote, était effrayée par cette particularité (plutôt chouette je trouve). Elle aurait donc cessé de se brosser les dents, et se serait mise à utiliser seulement un bain de bouche pour son hygiène dentaire.

Comme quoi, le sexe est plein de promesses, et ce blog a encore plein de beaux jours devant lui. Mais dites-moi mes choupinous, êtes-vous aussi dentairement parlant sensible à l’orgasme ?

photo: Henrik Abelsson

La revanche des tétons

Après mon billet sur la carte de la taille des bites, audrey8675 m’a justement fait remarqué qu’il existait la même carte pour la taille des bonnets all around the world. Pour tous mes amis couillus et mes amies à vapeur, voici donc la très plantureuse carte ci-dessus (un petit clic pour la voir en plus grand).

Que nous apprend cette carte ? Aussi voyant qu’un téton qui pointe sous un tee-shirt blanc (oui on reste dans la thématique hein), les pays nordiques et la Russie affichent un rouge flamboyant nous indiquant que la moyenne nationale des bonnets est supérieure à un D. SUPÉRIEURE AU BONNET D ?!?! Nos voisines du Nord jouissent donc d’un stéréotype absolument parfait: grandes, blondes, et avec des poitrines de dingues. Si j’étais méchante, je dirais que c’est la faute au nuage de Tchernobyl, mais heureusement je ne suis pas comme ça.

La Chine mammaire reste aussi décevante que la Chine pénienne. Le Brésil et les USA atteignent respectivement les bonnets C et D, surement grâce au travail acharné des chirurgiens esthétiques locaux.

MAIS, et je suis désolée de briser dans l’œuf vos préparatifs de voyages déjà avancés depuis la minute de lecture de ce post, il y a un petit-minus-microscopique problème: cette carte ne présente pas de résultats scientifiques (du moins ils ne sont pas cités). Enfer et damnation ! Je vous conseille donc de vous rabattre sur la carte de la taille des pénis, en attendant avec impatience celle sur la taille des minous…

Jeudi c’est sperm-allergy

De toutes les maladies liées de près ou de loin à des parties génitales dont j’ai pu avoir l’écho (ou vivre les démangeaisons), aucune ne m’a jamais fait rire. C’est maintenant chose faite avec l’allergie au sperme, qui m’a valu un grand moment de solitude seule devant mon écran d’ordi (merci Mathilde).

L’allergie au sperme est donc rare, mais arrive pourtant à quelques poissards (fingers crossed). Elle serait plus courante chez les femmes et moins chez les hommes. Vous me direz, ça doit être drôlement pas pratique de devoir faire attention à pas se juter dessus, et contraindre à de complexes contorsions au moment fatidique.

Amis hypocondriaques, PAS DE PANIQUE ! Le fait que vous ayez eu un contact buccal/anal/vaginal/ombilical avec le sperme d’un individu récemment ne signifie pas que vous allez devenir allergique au sperme. Néanmoins, les symptômes de cette réaction allergique sont sans équivoque, et s’il vous arrive de ressentir «une réaction locale, avec un œdème de la vulve et des démangeaisons» (Dr Pascale Mathelier-Fusade, allergologue) après l’éjaculation, je vous conseille alors de vous inquiéter. Niveau traitement, 2 choix s’offrent alors à vous: la désensibilisation allergique classique ou l’utilisation à vie de capotes.

Petite phrase de la fin qui va bien: « l’allergie au sexe c’est balo, c’est un peu comme l’allergie à l’amour »

Mise à jour du 11/04/2011 :

Preuve que le sujet intrigue, le journal La Recherche a publié en Mars une petite brève sur l’allergie au sperme, du point de vue masculin (merci B.H. !!!)

dans La Recherche mars 2011