Live-Touiite : Bêtes de Sexe

En passant

Mes petits canards en sucre,

J’ai envie de tenter des trucs nouveaux avec vous (promis c’est pas de l’anal) et j´ai donc le plaisir de lancer une nouvelle rubrique dans HARDSciences : les Live-Touiites !! L’idée est donc de vous partager en direct mes visites d’expositions ou lectures lubriques. Pour cela j’utiliserai Twitter, où j’officie sous le compte @HARDSciences, et j’utiliserai le hashtag #HSLT. J´essaierai autant que possible de prendre des photos et de rendre ça ludique ;)

Pour ce premier coup d’essai, j’irai donc au Palais de la Découverte à Paris, faire un tour dans leur nouvelle exposition tout droit venue de Londres : Bêtes de sexe. Ça vend du rêve, hein ? Rendez-vous donc aujourd’hui à 11h sur Twitter, pour une belle tranche de sexe intelligent (prions pour que je capte dans le Palais…) !

A tout à l’heure mes p’tits beurres ;)

HARDSciences selon Pitoum : la monogamie

MES CHOUPINOUS !!!!

Je vous en prie, arrêtez les pleurs et les supplications. Vos gémissements de lecteurs languissants leur dose de sciento-sexe doivent maintenant stopper. Oui, qu’on se le dise, gueulez-le dans vos chaumières entre deux parties manuelles, JE SUIS DE RETOUR.

YYAYYYYYYY

Oh oui Oh oui Oh oui

Pour nous remettre en bouche tranquillement, que dites-vous de nous faire un petit HARDSciences selon Pitoum ? Vous vous rappelez, ce grand machin qui nous fait des petites vidéos au poil (pardon elle était facile) pour démarrer une semaine ? Allez c’est cadeau, voici La monogamie.

En espérant que cette petite vidéo faite avec amour et moultes secrétions vous inspirera pour la semaine, n’hésitez pas à me faire passer vos envies d’articles ou infos sciento-sexuelles sur Twitter, Facebook ou par mail !!

A très vite mes petites frites ;)

Un petit creux ?

Mes petits choux,

Malgré mon peu d’activité récente, sachez que je ne vous oublie point. Je suis toujours là, et je veille en silence. Et pour preuve: figurez-vous que lors d’une soirée en ville, alors que je déambulais parmi des hordes d’anglaises fort peu vêtues, j’ai surpris la conversation de deux d’entre-elles (je vous épargne la VO avec l’accent Geordie. Oui, oui, vous pouvez me remercier)

Individu A, visiblement très éméchée et humide : Han putain, j’ai trop besoin de baissseerrrrrrrr !!
Copine de A, visiblement pleine de bonnes intentions : Ok pas de soucis, on va te trouver ça…euh…AH ! Regarde celui-là, il a des grandes mains et des grands pieds, pour sûr il va te **** comme une ******* et après il ******* (bon stoppons ici la retranscription)

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce genre d’idées reçues étaient internationalement admises. Comme je ne crois que ce que Science admet, j’ai donc décider d’investiguer. De grand appendices phalangés peuvent-ils indiquer un slop bien fourni ?

Les scientifiques étant des gros pervers, le sujet a bien évidemment été investi, mais rapidement abandonné. En 2002, l’équipe de J. Shah and N. Christopher ont démontré qu’aucun rapport clair ne pouvait être trouvé entre la longueur d’un pénis mou étiré et la pointure d’un homme, étude par ailleurs corroborée par celle de K. Siminoski et J. Bain en 1993.

Et pourtant, les croyances populaires ne sont jamais complètement farfelues. Il existe en effet un syndrome appelé main-pied-utérus causé par une mutation du gène HOXA13. Cette maladie génétique rare affecte la taille des pouces, gros orteils ainsi que les voies urogénitales (l’urètre peut être considérablement réduit). Cette condition pourrait donc expliquer la croyance populaire évoquée plus haut. Ou alors ce mythe ne serait-il qu’un moyen comme un autre de se rassurer sur les capacités génitrices de nos conquêtes ?

Les idées reçues sont vos pires ennemis mesdemoiselles. Je maintiens que rien ne vaut une inspection fouillée, de visu et de mano effectuée par vos soins. Et puis sincèrement les meufs, une grosse spaghetti pas douée est bien moins utile qu’un macaroni agile, non? Ce qui est important avec les nouilles c’est pas leur longueur de toute façon, mais comment elles te remplissent un creux…

Crédit photo: SliceOfChic sur Flickr

 

GPS vaginal

Le monde scientifique, comme tout domaine professionnel, est régulièrement secoué par des problématiques spécifiques. Des discussions récurrentes tournent autour de la sacro-sainte dichotomie qualitatif VS quantitatif. Vaut-il mieux s’accorder aux résultats d’analyses d’un grand nombre d’échantillons ou à l’analyse détaillée d’un petit nombre d’individus. Il semble bien suite à la semaine passée que la recherche sur la sexualité féminine soit encore une fois bien confuse sur ces notions, au détriment bien sûr de la gente féminine.Petit retour en arrière…Il y a de cela quelques jours, le Dr Adam Ostrzenski, chercheur américain, publia en grande pompe un article dans le Journal of Sexual Medicine décrivant sa merveilleuse découverte : il déclare avoir finalement avoir localisé le mystérieux point G si longtemps convoité. La dissection de l’anatomie d’une femme de 83 ans aurait permise de révéler un spot bien particulier dont la localisation nous a été brillamment exposée par Lucie Soullier :

« La petite cavité secrète du plaisir féminin se trouverait donc sur la face dorsale de la membrane périnéale, à 16,5 mm de la partie supérieure de l’urètre, créant un angle de 35° avec la bordure latérale de celui-ci. Vous avez suivi ? Plus d’excuse, c’est désormais très précis. »

Donc on récapitule…UNE étude, UN gynécologue, UNE seule et unique dissection sur une femme âgée de 83 ans et qui n’a jamais confirmé avoir eu UN seul orgasme de sa vie. C’est ce qu’on appelle un beau dérapage qualitatif.

Ah et tiens fillette : tu sais qu’il y a une app pour tout, hein ? Figure-toi que y’a aussi une app pour trouver ton point G. « Tournez à gauche. Au prochain gémissement, insistez.« 
Pour aller plus loin et se détendre le périnée :
 

Science <3 pénis

J’aime bien les pénis. On s’entend bien en général eux et moi. Une fois domptés ce sont de chouettes compagnons. Et même à l’état sauvage, je les trouve attendrissants. Bref. J’aime la bite. Et j’adule la Science. Alors quand nos amis les scientifiques se démènent comme des petits diables pour nous pondre des merveilles de traitement pour les membres de ces messieurs, je ne peux qu’approuver.

Prenons cette première étude, commentée sur Lepoint.fr le 25 Janvier dernier et provenant du journal Proceedings of the National Academy of Sciences. Alors qu’il s’amusait joyeusement à scarifier des pénis de rats pour les faire se courber (ouch, pas cool), puis à les traiter avec des greffons de porcs, Wayne Hellstrom s’est rendu compte que s’il saupoudrait le tout de cellules souches issues de tissus adipeux, les rats retrouvaient des membres sexuels fonctionnels rapidement. Et même mieux que ça. Le scientifique a noté une augmentation de 30 à 40% du diamètre des rats traités. Les cellules souches auraient rétabli le tissu érectile et amélioré la circulation sanguine. Ces résultats prometteurs ont précédés l’annonce d’essais sur les singes avant de passer à l’homme. Y’a des volontaires dans la salle pour gagner 30 à 40% de diamètre (et se faire scarifier le kiki…)????

Bon je vous sens pas super chaud là les mecs. Peut-être cette seconde étude réveillera votre vigueur. Dans une recherche dédiée à l’amélioration des rapports sociaux pour des patients, une équipe de l’University of California a refilé de l’ocytocine à snifer à un homme. Oui, bon, pourquoi pas. On sait déjà que l’ocytocine est produite par les femmes avant l’accouchement pour faciliter l’allaitement, et après l’orgasme chez les hommes et les femmes. On l’appelle l’hormone de l’attachement (c’est elle qui fout la merde entre vous et vos fuck buddies au passage. pute.) Donc l’idée était pas idiote. Sauf qu’au final, le monsieur n’a pas remarqué d’amélioration de sa vie sociale, mais plutôt une libido au top, et des érections de jeune homme un peu spontanées. Il n’en fallait pas plus pour appeler l’ocytocine inhalable « nouveau viagra », alors que cette étude n’a porté que sur UN SEUL sujet et nécessite de plus amples investigations…

M’enfin, on pourra pas dire que la Science vous laisse tomber messieurs, hein ? Imaginez un peu, si dans quelques années le remède à tous vos problèmes se révèle être un petit coup de scalpel dans le zgeg suivit d’un saupoudrage de cellule souches issues de votre gras de bide, pour finir par un bon rail d’ocytocine. On arrête pas le progrès, et encore moins la Science mes amis.

Sources: Is ‘cuddle chemical’ really the new viagra? sur Nursing Times, Oxytocin: forget viagra, ‘cuddle drug’ could be new way to boost bedroom performance par le Daily Mail et Des cellules souches pour un plus gros pénis sur Lepoint.fr

Is surgery looking to butcher the pussy?

Cunny, pussy, fanny, muffin, cunt, flower, minge…there must be as many names for the female genitalia, the clitoris and the vulva as there are women in the world; all these words for something which, in reality, differs hugely from woman to woman. Just like your ears are as unique as your fingerprint, you will never find one pussy the same as another. Doesn’t that just take your breath away?

And yet, even though nothing has changed, the aesthetic diversity of the female vulva now seems to pose a problem. Having already attacked our thighs, our hips, our faces and our boobs, cosmetic surgery is now turning on the vadge: this is the boom of labiaplasty. According to the British Journal of Obstetrics and Gynaecology, 2008 saw a 70% increase in the number of labiaplasties in the UK compared to the previous year (taking the total up to 1,118 in the NHS alone).

So, let’s take a look at the practical side of the procedure: labiaplasty involves shortening the patient’s inner labia so that the outer labia completely cover them, in a more aesthetic way.

The question that everyone is asking themselves is, “In the name of a hairy fanny, WHY are these women putting themselves through so much grief?” The answer is simple: they don’t like their private parts. From the 20-year-old girl ridiculed by some inconsiderate guy, right up to the mum who has never been able to talk about intimate stuff, the reasons go on and on. In this documentary, English journalist Lisa Rogers tries to understand what motivates certain women to irrevocably alter their anatomies.

Labioplasty then, is a surgical operation which can leave permanent scars, cause infections, bleeding and irritations, but more seriously, it can completely alter the patient’s sensitivity. In fact, the labia contain a very large number of nerve endings, which are essential for arousal and the triggering of an orgasm.

The stupidest thing about this issue is that all of this frantic vulval pruning was supposedly sparked off by pornography. According to Australian journalist Kirsten Drysdale, the problem comes from the abundance of soft-porn images showing vulvas which have been standardized by censorship. In fact, with a view to not being classed as pornography, the media gloss naked images of female models, in order to achieve discrete genital detail. It is thought that women all over the world are bring confronted more and more with this sort of imagery and are therefore comparing themselves to these photoshop-ed pictures, which are a long way from the reality of genital diversity.

This phenomenon is becoming more and more significant and some feminist groups have latched onto the subject. On 10th December last year, the group UK Feminista and the artists of The Muffia organised a march through London to warn against this surgical trend often coined the designer vagina.

What is the point of having a more aesthetically pleasing pussy if it loses its primary function as a tool for pleasure? So ladies, unless you take narcissistic pleasure in looking at your fouf in front of the mirror, just let your vajayjay do its job. And leave your lips in peace.

NB: article initially published in French on Sexpress, sexblog of newspapers L’Express website.

Photo : Muff March Harley Street (Alan Denney)

INFO: If you’re lookin for information about labiaplasty or are considering it, I recommend you have a look on here.

Romanticism 0-1 Evolution

I don’t like Valentine’s Day. No, really. I HATE Valentine’s Day. Even beyond all those arguments against consumer society and the way that all the little things become so sacred, none of which warm the heart any more than that dubious sex toy which he gives you sometime between the chocolates and going at it doggie style. Nope, romanticism definitely doesn’t do it for me.

Personally, I believe in Science. Science with a capital S, which takes pleasure in ruining your faith in love with one fell swoop of evolutionary theory. Take, for example, this article by C. Eizaguirre, T. L.Lenz, M. Klabe and M. Milinski, German researchers of this field, who have recently published an article looking at the relationship between immunology and reproductive strategy within the animal kingdom. This text allows us to get a few basic principles straight:

  • So you think you find that guy cute? Wrong! It’s not your eyes that are enjoying the sight of his tight arse, but your nose which signals to you that some components of your immune systems complement each other (the HLA alleles). And that’s good because….
  • When reproducing with a partner who compliments your own immune gene versions, you assure your descendants a better natural defence system. In this way, successive generations maximise their chances of being able to defend themselves against infections through carefully chosen partnerships.

Now you understand why all this harping on about Valentine’s Day and romantic stuff in general quietly makes me smile. Nature is not romantic. On the other hand, it does give me great lines for reeling in that shy English boy. “Eeerr Say, my nose tells me zat our HLA complexes are compateeble.  So I zink in ze view of guaranteeing future generazion’s immune systems worzy of zis name, we should copulate… euh, voulez-vous coucher avec moi?”

Resources : scientific article is on Eurekalert and the picture if from inmortalice on Flickr.