IRM is back

Ah bah tiens, quand je vous disais que j’étais pressée de connaître les résultats issus de la masturbation de Kayt Sukel dans l’IRM du Professeur Barry Komisaruk (Université Rutgers, New jersey) ! Sur quoi je viens de tomber grâce à Maïa Mazaurette ? La vidéo nous montrant l’orgasme de la journaliste direct dans son cerveau. MAGIE DE L’INTERNET

Mais que voit-on sur cette vidéo ? Les zones du cerveau sont d’abord affichées en rouge, qui représente l’état « au repos » du sujet. On passe ensuite au jaune lorsque que la phase masturbatoire débute, pour finir sur une illumination blanche lors de l’orgasme.

L’étude approfondie des données n’a pas été effectuée bien sûr, mais le Professeur Komisaruk note l’activation de différentes zones cérébrales dans la vidéo : en premier les parties sensorielles génitales (normal, elle se tripote le berlingo et/ou s’asticote la cheminée), puis le système limbique, siège des émotions et de la mémoire (normal, l’asticotage ça laisse pas souvent frigide), pour finir avec la zone de plaisir du cerveau (j’ai besoin de préciser ?). J’attends donc toujours avec impatience les conclusions de cette étude, qui pourrait faire avancer l’état des connaissances actuelles sur l’anorgasmie (absence pathologique ou non, persistante et réitérée d’orgasme) ou juste la connaissance du plaisir féminin qui est juste très limitée pour le moment…à bon entendeur.

En tout cas, si l’envie subite vous prend de donner un coup de pouce (d’annulaire ?) à la recherche sur l’orgasme féminin, vous pouvez toujours passer acheter un joujou au buraliste d’Argelès-sur-Mer avant d’aller vous sacrifier au nom de la science dans l’IRM du prof Komisaruk.

sources: article du Figaro via Maïa Mazaurette et SecondSexe

 

Chloé, pour votre plaisir

Vous avez rendez-vous avec une jeune femme aujourd’hui. Elle est toute à vous, du moment que vous allongez les billets. Entrez, elle ne vous mordra pas… enfin cela dépend de vos penchants.

« La première chose que tu dois savoir de moi, c’est que je suis une escort girl. La seconde, c’est mon prénom, Chloé. Enfin, nous savons tous les deux que ce n’est qu’un pseudo qui me permet autant de garder mon identité secrète que d’attiser tes pulsions. Tu ne savais pas que Chloé était le nom d’une déesse de la fertilité ?

D’ailleurs ce n’est pas le seul de mes traits qui fait appel à tes instincts procréateurs. J’ai décoloré mes cheveux afin de devenir blonde. La blondeur a toujours attiré les hommes, certains disent même que ce serait le signe d’une fertilité accrue. Enfin bref, pour ce que j’en sais moi, les clients préfèrent.

Attention, je ne laisse pas les hommes décider de tout : dans la grande majorité des cas, c’est moi qui choisit où l’on va. Hôtel, appartement ou chambre de bordel, peu importe. De toutes façons, ils sont aussi regardants sur la sécurité, la discrétion et la propreté que je le suis. Ça change de la vision dégueulasse que l’on a de la prostitution, hein ?

Bon j’avoue, le métier d’escort est un peu spécial dans le monde de la prostitution. Disons que je suis dans le haut du panier. Je me fais en moyenne 150€ pour une passe de 75 minutes. Le prix est fixé au temps et pas à l’acte dans ce milieu. Je fais juste ce qu’on me demande. En général, c’est pas très extravagant : beaucoup de pipes sans capotes, de levrettes, missionnaires ou amazones. Je me rend compte que les clients recherchent surtout la proximité avec une fille, en s’épargnant le blabla habituel pour aller à l’essentiel. C’est surement pour ça que j’ai autant de demandes pour une girlfriend experience : l’homme paie pour que durant 24 ou 48h je devienne sa petite-amie. Sexe et tendresse inclus, prises de tête exclues.

Pour le prix que je suis payée, il faut que j’assure niveau physique. Je fais 1m68, une taille 36 et je fais du 75D. Quoi ? Ils ont beau être tendres, faut pas oublier qu’ils sont là pour du cul. Et quoi de mieux qu’une paire de seins énormes sur une fille mince et féminine ? Faut savoir vendre du rêve pour réussir dans ce business.

D’ailleurs, en parlant de rêves… et si tu me racontais les plus coquins que tu as en stock ? »

Je précise que ce récit est purement fictionnel, et fut imaginé pour mettre en lumière les résultats de l’étude sociologique menée par Jon Millward dans un article, publié le 18 octobre 2011. L’étude de Millward pris en compte 5000 commentaires de prestations de call girls postés par des clients dans les 10 plus grandes villes du Royaume-Uni. Le corpus a notamment permis de faire ressortir les mots les plus utilisés pour décrire les jeunes femmes, les lieux de la rencontre ou les pratiques sexuelles demandées. L’infographie ci-dessus a également été créée par l’auteur de l’étude.

Histoires d’orifices

Mes amis, ce soir je me sens d’humeur pénétrative. Oui, pénétrative. Alors pour satisfaire ce besoin, j’ai commencé par me mettre un coton-tige dans l’oreille. Pas assez. J’ai mangé un truc bien bourratif (merci mes colocs d’amour qui ont juré de me pourrir l’estomac). Toujours pas. Je me suis alors rappelée un article pour le moins « pénétratif » qui est sorti le 16 Novembre sur The Guardian, et qui avait rempli mon âme de bonheur et ma face de rictus…

IRM sextoyDans le but de mieux comprendre les mécanismes neurologiques impliqués dans l’orgasme féminin, la journaliste scientifique Kayt Sukel a participé à une expérience : elle s’est masturbée dans un IRM. Le tout sous la direction de Barry Komisaruk, chercheur de l’orgasme (sérieux, y’a des chercheurs de l’orgasme ?), et de sa doctorante, Nan Wise. Bon, soyons honnête, se faire jouir dans un IRM (imagerie par résonance magnétique) c’est pas joué d’avance : espace confiné, bruit assourdissant, impossibilité de bouger sous peine de compromettre les données, et surtout…des scientifiques attendant votre « performance » avec impatience. Kayt a d’ailleurs dû s’entrainer plusieurs semaines à atteindre l’orgasme de la façon la plus immobile possible. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai hâte de voir les résultats !

Bon c’est pas tout ça, mais j’ai pas complètement assouvi ma déviance malsaine…et justement, j’ai un petit bonus pour vous.

Le site du Huffington Post nous a proposé le même jour une superbe compilation de radios publiées dans un nouveau livre subtilement nommé Stuck Up ! (par Marty A. Sindhian et Rich E. Dreben, psychiatres médico-légal et Murdoc Knight, médecin urgentiste). Je vous recommande vivement d’aller jeter un œil vous-même. Vous remarquerez que les médecins ne doivent pas manquer de sujets de discussion à la machine à café : entre la Barbie, l’ipod, le Buzz l’éclair, ou la cassette audio, y’a le choix pour se détendre les zygomatiques. Une centaine de cas a été répertoriée dans le livre en question, la crème de la crème en matière d’insertion insolite dans un corps humain.

En espérant que ce post vous aura autant inspiré que moi, je vous laisse dans les bras de Morphée et vous souhaite Bonne Pénétration (tout orifice pris en compte)!

illustrations : je remercie Benoit Crouzet de m’avoir dessiné un original pour ce post, en espérant avoir l’occasion de réitérer l’expérience ! Radiographie extraite du site du Huffington Post